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Épitaphe de Seikilos
Vous savez sans doute que la poésie en Grèce était toujours chantée, accompagnée de la lyre ou de la cithare. Nous avons pu retrouver les textes - dont la versification atteste d'un rythme très étudié -, nous avons également le témoignage des auteurs et celui des vases peints ou des fresques et bas-reliefs ; mais de la musique elle-même, aucune trace !... Jusqu'à cette "épitaphe" (c'est-à-dire une inscription sur un tombeau) datant du 1er siècle après J-C, qui elle enfin, indique des notes. Et elle se chante ! En effet, pour les Grecs initiés aux Mystères Orphiques, la mort n'était pas triste, ce n'était qu'une renaissance. C'est pourquoi d'ailleurs sur la tombe où repose Seikilos il est aussi écrit : "Seikilos, fils d'Euterpos, vit..."
Tant que tu vis, sois rayonnant, Ne pleure pas outre mesure ; A pas comptés marche le temps, De tes jours réclamant l’usure.
Autre traduction possible :
Que toute ta vie soit lumière ! Ne t'afflige jamais longtemps. La vie est chose passagère : Son terme est fixé par le temps... Épigramme funéraire mis en musique, gravé sur une stèle découverte en 1883 en Anatolie (= Turquie). boomp3.com Selon Th. Reinach « elle constitue l’échantillon le plus complet et le plus lisible qui nous soit parvenu de la notation antique ». Cette épitaphe d’un certain Seikilos a fait tergiverser les esprits de tous les chercheurs, car il y a eu beaucoup d’interprétations sur son texte, qui est une notation vocale.
Voici la version d’Emile Martin : « Tant que tu vis, brille ; Ne t’afflige de rien outre mesure La vie est courte Le temps réclame son tribut ». |